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ISRS : effets secondaires sexuels, dès quand ?

Les effets sexuels des ISRS peuvent débuter en quelques jours. La notice britannique de la sertraline ne dit pas quand. Parfois, ils ont continué : PSSD.

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Par Morten SkovPublié le
ISRS : effets secondaires sexuels, dès quand ?

Les effets secondaires sexuels des ISRS peuvent commencer dans les jours qui suivent le premier comprimé, voire plus tôt. Les notices britanniques avertissent qu’ils ont parfois continué après l’arrêt du traitement : c’est ce que l’on appelle la dysfonction sexuelle post-ISRS, ou PSSD.

La notice britannique de la sertraline (en anglais) précise à quel moment l’agitation est la plus probable : « pendant les premières semaines ». Pour les troubles sexuels, elle ne cite ni jour ni semaine. Si vous êtes sur le point de commencer un ISRS, ou si vous en prenez un depuis une semaine et que vos sensations sexuelles ont déjà changé, notez le jour où quelque chose change.

L’essentiel en trois points

  1. Dans un essai sur la sertraline (en anglais) où l’on interrogeait les participants sur leur sexualité à chaque visite, des troubles ont été observés dès le jour 7.
  2. La notice britannique de la sertraline (en anglais) n’indique pas à quel moment les troubles sexuels commencent. Elle dit que, dans certains cas, ils « se sont prolongés après l’arrêt du traitement ».
  3. Medsafe, l’agence néo-zélandaise du médicament, a écrit dans un document de juin 2026 (en anglais) qu’en général ils « disparaissent après l’arrêt ». Il n’existe pas de chiffre fiable sur la fréquence des cas où ils ne disparaissent pas. Les patients appellent cela la PSSD.

Presse : contact@sidefxhub.com

Rosie a commencé l’escitalopram (Lexapro, vendu en France sous le nom de Seroplex) vers août 2020. Avec le recul, elle dit que les changements étaient là dès « le premier comprimé ». Elle n’y a pas vu d’effets secondaires.

Un extrait de l’entretien de Rosie avec Moral Medicine, juillet 2024 (en anglais). Il va de 5:57 à 7:17, soit un peu plus d’une minute. Rosie y décrit ses premières semaines sous escitalopram. Les opinions exprimées sont les siennes. L’entretien complet évoque des idées suicidaires. Si vous traversez un moment difficile : le 3114, numéro national de prévention du suicide, est joignable gratuitement, 24 h/24 et 7 j/7 ; SOS Amitié répond au 09 72 39 40 50.

Son anxiété avait disparu, et elle savait qu’elle ne ressentait plus rien d’autre non plus. « Je me suis juste dit que ça voulait dire que le médicament faisait effet », dit-elle. Elle l’a pris pendant quatre mois et demi et, plus de trois ans après son dernier comprimé, elle a dit qu’elle ne s’était pas rétablie.

Les effets sexuels des ISRS peuvent-ils commencer dès la première semaine ?

Oui. Dans un essai sur la sertraline (en anglais) où le personnel interrogeait les participants sur leur sexualité à chaque visite, des troubles ont été notés dès le jour 7. Un deuxième essai (en anglais), sur un autre ISRS, a relevé plus de troubles de l’orgasme que sous placebo à partir de la deuxième semaine.

La page du NHS, le service de santé britannique, sur les troubles de l’éjaculation (en anglais) suggère une rapidité comparable. Elle indique que les ISRS « retardent aussi l’éjaculation ». Lorsqu’ils sont prescrits pour cette raison, précise-t-elle, certains hommes constatent un changement « quelques jours après le début du traitement ».

Dans la notice britannique de la sertraline, l’effet sur l’éjaculation est un effet secondaire : « échec de l’éjaculation », classé parmi les effets très fréquents.

Certaines personnes disent l’avoir remarqué en une journée. Connor, dont parle notre article sur les effets secondaires sexuels de la sertraline, a raconté à la BBC que sa libido avait disparu moins de 24 heures après son premier comprimé. Notre article Une PSSD après quelques comprimés ? examine si un traitement court peut entraîner des troubles durables.

Les effets sexuels des ISRS peuvent-ils commencer des mois plus tard ?

Selon certains signalements, ils peuvent commencer plus tard. Le centre néerlandais de pharmacovigilance a passé en revue ses signalements (en anglais) de troubles sexuels durables après un ISRS. Les troubles avaient commencé entre quelques jours et des années après le début du traitement, et le plus souvent au bout de quelques jours.

Ce sont des signalements que des personnes ont choisi d’envoyer : ils ne peuvent donc pas montrer ce qui est habituel.

Il arrive aussi que l’on ne s’en aperçoive que plus tard. Katie était célibataire quand on lui a prescrit de la fluoxétine (Prozac), et les troubles sexuels « ne se remarquaient pas tout de suite », dit-elle. Avec le temps, elle a compris qu’ils avaient commencé pendant qu’elle prenait de la fluoxétine.

Un extrait de l’entretien de Katie avec Moral Medicine, mai 2026 (en anglais). Il va de 2:37 à 3:13, soit environ une demi-minute. Katie y explique pourquoi il a fallu du temps pour remarquer les troubles sexuels. Les opinions exprimées sont les siennes.

Combien de temps durent les effets sexuels des ISRS ?

Medsafe, l’agence néo-zélandaise du médicament, l’a formulé ainsi dans un document de juin 2026 (en anglais) : les effets secondaires sexuels de ces médicaments « persistent généralement tant que le médicament est pris et disparaissent après l’arrêt ». La notice britannique de la sertraline dit que les effets secondaires en général « disparaissent ou s’atténuent souvent avec la poursuite du traitement ». Dans l’essai sur la sertraline, pourtant, les troubles sexuels étaient toujours là à la fin de l’essai, au bout de 16 semaines.

C’est le résumé d’une seule agence, rédigé pour son comité consultatif. Le même document ajoute que des symptômes qui se prolongent ont été signalés.

La notice britannique ne dit pas ce qui se passe en général après l’arrêt. Elle avertit que, dans certains cas, les symptômes « se sont prolongés après l’arrêt du traitement ». La page du NHS sur les antidépresseurs (en anglais) indique que ces troubles « peuvent continuer après l’arrêt des antidépresseurs ».

C’est la PSSD. Une revue de la recherche publiée en 2023 (en anglais) n’a trouvé aucun chiffre fiable sur sa fréquence. Chez certaines personnes, elle a duré des années après l’arrêt. Personne ne sait encore qui sera touché, ni si elle s’atténuera.

Les effets sexuels des ISRS disparaissent-ils ? fait le point sur ce que l’on sait. À partir de quand parle-t-on de PSSD ? explique le repère des trois mois dans les critères de 2022.

Le début des effets sexuels des ISRS : ce qui a été décrit

Premiers jours
Le début dans la plupart des signalements néerlandaisDes signalements de troubles sexuels qui ont duré.
Dès le jour 7
Observé dans un essai sur la sertralineLe personnel posait des questions sur la sexualité à chaque visite.
Plus tard, jusqu’à des années après le début
Certains signalements commencent plus tardD’autres troubles ne sont remarqués que plus tard.
Après l’arrêt
Parfois, ils continuentC’est l’avertissement de la notice britannique. Les patients appellent cela la PSSD.
Sources : Lareb, 2012 ; Segraves et ses collègues, 2000 ; notice de Lustral (sertraline), Royaume-Uni.

Que puis-je faire ?

Ces médicaments aident beaucoup de personnes. Si vous avez des effets secondaires, c’est à vous et au médecin qui vous a prescrit ce médicament de décider. N’arrêtez pas du jour au lendemain.

Notez les dates au fur et à mesure : « Sertraline 50 mg depuis le 3 mars 2026. Orgasme plus difficile à atteindre depuis le 9 mars. Je la prends toujours. » Le médecin qui vous l’a prescrite peut s’appuyer sur des dates comme celles-ci.

Ajoutez comment était votre sexualité avant le premier comprimé. La dépression peut à elle seule faire baisser la libido, et notre article PSSD ou dépression montre comment les dates aident à les distinguer.

Beaucoup de personnes disent qu’il leur a fallu du temps pour être prises au sérieux. Apportez la phrase de la notice. Vous pouvez faire un signalement sans l’accord d’un médecin.

Signalez-le : cela aide tout le monde

Ce que votre médecin note dans votre dossier vous aide, vous. Un signalement à l’agence du médicament aide tous les autres : c’est ainsi que l’on repère des tendances.

  • Aucune preuve n’est nécessaire. Le doute suffit, même des années après l’arrêt.
  • Où : en France, à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), via le portail signalement.social-sante.gouv.fr ; au Royaume-Uni, le dispositif Yellow Card ; aux États-Unis, MedWatch.
  • Employez les bons mots. Si les symptômes ont persisté après l’arrêt, écrivez Dysfonction sexuelle après ISRS (MedDRA 10086208 ; en anglais : Post-SSRI sexual dysfunction).

Notre guide pour signaler des effets secondaires vous accompagne étape par étape

Quelles sont les autres questions fréquentes ?

Les effets secondaires sexuels peuvent-ils commencer après l’arrêt d’un ISRS ? Les critères diagnostiques de 2022 (en anglais) de la PSSD indiquent qu’un trouble durable « peut n’apparaître qu’à l’arrêt du médicament ». Dans une enquête en ligne (en anglais) auprès de 135 personnes qui disaient avoir une PSSD, environ 1 sur 8 a déclaré que ses symptômes n’étaient apparus qu’après l’arrêt du médicament. Les autres les avaient aussi pendant le traitement.

Combien de temps peuvent-ils durer après le dernier comprimé ? Selon les critères de 2022, les effets secondaires sexuels ordinaires « peuvent se prolonger quelques jours ou quelques semaines » après l’arrêt. Ils ne citent aucun jour précis. D’après notre estimation, fondée sur sa demi-vie, la sertraline quitte le sang en quelques jours. Si les troubles sexuels continuent après l’arrêt, parlez-en à votre médecin traitant.

L’ISRS que je prends change-t-il quelque chose ? Sur le moment où cela commence, les documents ne disent rien. Nous avons ouvert trois notices britanniques, celles de la sertraline, de la fluoxétine et de l’escitalopram. Chacune porte le même avertissement, et aucune n’indique à quel moment les troubles sexuels commencent. En tant qu’association, nous ne classons pas les médicaments. Notre article sur les antidépresseurs et la sexualité présente l’avertissement qui figure dans chaque notice d’ISRS.

Rosie a pris ses premiers changements pour le signe que le médicament faisait effet. Si quelque chose change pendant vos premiers jours ou vos premières semaines, notez la date et parlez-en au médecin qui vous a prescrit ce médicament.

Toutes les citations ont été traduites de l’anglais.

Sources

  1. Lustral (sertraline) 50 mg et 100 mg, comprimés pelliculés, notice (en anglais), Viatris, Electronic Medicines Compendium (EMC 2835), dernière révision en décembre 2025. Rubrique 2, « Sexual problems » : « Les médicaments comme Lustral (appelés ISRS) pourraient causer des symptômes de dysfonction sexuelle (voir rubrique 4). Dans certains cas, ces symptômes se sont prolongés après l’arrêt du traitement. » La notice n’indique pas à quel moment les troubles sexuels apparaissent. La rubrique 2 dit aussi que l’agitation (akathisie) « a le plus de chances de survenir pendant les premières semaines de traitement ». Rubrique 4 : « Les effets indésirables dépendent de la dose et disparaissent ou s’atténuent souvent avec la poursuite du traitement » ; l’« échec de l’éjaculation » figure parmi les effets très fréquents.
  2. Les deux autres notices britanniques que nous avons ouvertes : Fluoxetine 20 mg capsules (en anglais), EMC 15755, dernière révision en septembre 2022, et Cipralex (escitalopram) (en anglais), EMC 7718, dernière révision en mai 2025. Chacune contient la phrase « Dans certains cas, ces symptômes se sont prolongés après l’arrêt du traitement », et aucune n’indique à quel moment les troubles sexuels apparaissent. Le résumé des caractéristiques du produit (RCP) britannique de Lustral (EMC 1070 (en anglais), texte révisé en décembre 2025) ne l’indique pas non plus ; sa rubrique 4.4 dit : « Des cas de dysfonction sexuelle de longue durée, dont les symptômes se sont prolongés malgré l’arrêt des ISRS, ont été rapportés. »
  3. Segraves RT, Kavoussi R, Hughes AR et al. Evaluation of sexual functioning in depressed outpatients: a double-blind comparison of sustained-release bupropion and sertraline treatment (en anglais). J Clin Psychopharmacol 2000;20(2):122-8. Nous n’avons lu que le résumé. 248 patients suivis en ambulatoire, dont la fonction sexuelle était normale au départ, 16 semaines, entretien structuré à chaque visite. « Une dysfonction sexuelle a été notée dès le jour 7 chez les patients traités par sertraline à la dose de 50 mg/jour, et elle a persisté jusqu’à la fin des 16 semaines de traitement. » Un seul essai ; le résumé ne décrit aucun groupe placebo.
  4. Coleman CC, King BR, Bolden-Watson C et al. A placebo-controlled comparison of the effects on sexual functioning of bupropion sustained release and fluoxetine (en anglais). Clin Ther 2001;23(7):1040-58. Nous n’avons lu que le résumé. 456 patients, jusqu’à huit semaines, fonction sexuelle évaluée par du personnel formé lors de visites hebdomadaires. Les troubles de l’orgasme étaient plus fréquents sous fluoxétine que sous placebo, « à partir de la semaine 2 et pendant toute l’étude ». Les deux essais n’ont pas mesuré la même chose et ne peuvent pas être comparés entre eux.
  5. NHS, Ejaculation problems (en anglais), page révisée pour la dernière fois le 9 février 2023 (sa prochaine révision était prévue le 9 février 2026). Elle indique que les ISRS « sont un type d’antidépresseur, mais ils retardent aussi l’éjaculation », et que « certains hommes peuvent constater une amélioration quelques jours après le début du traitement ». Nous ne citons cette page que pour montrer à quelle vitesse l’effet sur la sexualité peut apparaître.
  6. Centre néerlandais de pharmacovigilance Lareb, SSRIs and persistent sexual dysfunction (en anglais), rapport trimestriel, 26 octobre 2012. Dix-neuf signalements jusqu’au 22 février 2012, dont 15 envoyés par des particuliers. « Les délais d’apparition allaient de quelques jours à des années, mais dans la plupart des cas les patients ont présenté une dysfonction sexuelle après quelques jours de prise d’un ISRS. » Signalements spontanés, sans groupe de comparaison.
  7. Medsafe (New Zealand Medicines and Medical Devices Safety Authority), Update on sexual dysfunction (post SSRI sexual dysfunction, PSSD) following discontinuation of serotonin reuptake inhibitors (en anglais), document rédigé par son équipe de pharmacovigilance pour recueillir l’avis du Medicines Adverse Reactions Committee, réunion du 11 juin 2026. Publié sur le site de Medsafe ; le fichier y est daté du 13 juillet 2026. Section 2.2.2 : « Les effets secondaires sexuels des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine persistent généralement tant que le médicament est pris et disparaissent après l’arrêt. Cependant, des symptômes qui se prolongent malgré l’arrêt ont été signalés ». Section 2.2.1 : la dysfonction sexuelle dans la dépression, surtout une baisse de la libido.
  8. NHS, Antidepressants (en anglais), page révisée pour la dernière fois le 12 juin 2025 : les troubles sexuels y figurent parmi les effets secondaires fréquents, et « chez certaines personnes, ces troubles peuvent continuer après l’arrêt des antidépresseurs ». NHS, Sertraline (en anglais), page révisée pour la dernière fois le 8 septembre 2025 : elle cite les troubles sexuels et n’indique pas à quel moment ils apparaissent.
  9. Tarchi L, Merola GP, Baccaredda-Boy O et al. Selective serotonin reuptake inhibitors, post-treatment sexual dysfunction and persistent genital arousal disorder: a systematic review (en anglais). Pharmacoepidemiol Drug Saf 2023;32(10):1053-67. Nous n’avons lu que le résumé : « Il n’a pas été possible d’établir des estimations fiables de la prévalence. »
  10. Healy D, Bahrick A, Bak M et al. Diagnostic criteria for enduring sexual dysfunction after treatment with antidepressants, finasteride and isotretinoin (en anglais). Int J Risk Saf Med 2022;33(1):65-76. Les effets secondaires sexuels ordinaires « peuvent se prolonger quelques jours ou quelques semaines après l’arrêt du traitement » ; un trouble durable « peut n’apparaître qu’à l’arrêt du médicament ».
  11. Patacchini A, Cosci F. Exposure to serotonin selective reuptake inhibitors or serotonin noradrenaline reuptake inhibitors and sexual dysfunction: results from an online survey (en anglais). Int J Risk Saf Med 2021;32(3):229-42. Nous n’avons lu que le résumé. 135 personnes qui se disaient touchées par la PSSD ont répondu à une enquête en ligne : « 118 sujets avaient des symptômes pendant et après la prise d’ISRS/IRSN, et 17 seulement après ». Soit 17 sur 135, environ 1 sur 8. Les participants ont choisi de répondre, et le résumé ne décrit aucun groupe de comparaison.
  12. BBC News, Antidepressants: I wasn’t told about the side effects (en anglais), 9 août 2023. Connor est un pseudonyme : « moins de 24 heures après son premier comprimé, sa libido a disparu ».
  13. Entretiens de Moral Medicine sur YouTube, d’après les sous-titres automatiques. Rosie (en anglais), publié le 9 juillet 2024 (33 minutes), intégré ici sous forme d’extrait, de 5:57 à 7:17. Quatre mois et demi, diminution progressive de la dose comprise, à partir d’août 2020 environ, à 6:03 ; « le premier comprimé » à 6:23 ; l’anxiété disparue et plus aucune autre émotion à 6:51 ; « Je me suis juste dit que ça voulait dire que le médicament faisait effet » à 6:39 ; son dernier comprimé le 7 décembre 2020 et le fait qu’elle ne s’est pas rétablie à 11:18 et 15:22. Katie (en anglais), publié le 26 mai 2026, intégré ici sous forme d’extrait, de 2:37 à 3:13 : « ne se remarquaient pas tout de suite » à 2:40, célibataire à 2:44, un trouble sexuel « qui a commencé pendant la prise de fluoxétine » à 3:08.
  14. Leurs témoignages sur notre site : Rosie et Katie.
  15. Terme MedDRA de plus bas niveau (lowest level term) Post-SSRI sexual dysfunction, code 10086208.

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