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Impossible d’avoir un orgasme : un médicament ?

Pourquoi l’orgasme peut devenir difficile à atteindre, les médicaments connus pour le retarder ou le bloquer, et si cela peut durer après l’arrêt.

Impossible d’avoir un orgasme : un médicament ?

Vous avez du mal à atteindre l’orgasme ? Bien des choses peuvent le rendre difficile, et un médicament peut en être une. Les antidépresseurs ISRS le retardent ou l’empêchent souvent.

Leurs notices britanniques préviennent que des troubles sexuels se sont parfois prolongés après l’arrêt. C’est ce qu’on appelle la dysfonction sexuelle post-ISRS (PSSD).

Deux autres médicaments portent une mise en garde comparable : l’isotrétinoïne (Accutane), contre l’acné, et le finastéride, contre la chute de cheveux. Quand les troubles durent, on parle de syndrome post-Accutane (PAS) et de syndrome post-finastéride (PFS).

Cael avait 18 ou 19 ans et venait de quitter le domicile familial quand son médecin lui a prescrit un ISRS contre l’anxiété. Puis sa vie sexuelle a changé. Dans cet extrait, il décrit le premier signe.

Un extrait de l’entretien de Cael avec Moral Medicine, août 2025 (en anglais), de 5:28 à 6:01. Les opinions exprimées sont les siennes. Ailleurs dans le film, il parle d’idées suicidaires. Si vous traversez un moment difficile : le 3114, numéro national de prévention du suicide, est joignable gratuitement, 24 h/24 et 7 j/7 ; SOS Amitié répond au 09 72 39 40 50.

« Je mettais plus de temps à atteindre l’orgasme », dit-il. Il a trouvé cela « un peu bizarre » et il est retourné voir son médecin, qui lui a dit que c’était fréquent sous antidépresseurs. « Il ne m’a jamais dit que c’était possible », dit Cael.

Alors, pourquoi cela arrive-t-il, et quand est-ce le médicament ?

Pourquoi je n’arrive pas à avoir d’orgasme ?

C’est fréquent. Une enquête britannique sur la sexualité et les relations (en anglais) a interrogé des personnes sexuellement actives sur l’année écoulée. Chez les 16-24 ans, environ 2 femmes sur 10 et 1 homme sur 10 avaient eu du mal à atteindre l’orgasme pendant trois mois ou plus.

Brook (en anglais), une association britannique de santé sexuelle, explique que le stress, l’anxiété et la dépression peuvent tous rendre l’orgasme plus difficile à atteindre. Être ivre ou sous l’effet d’une drogue aussi. Et se mettre la pression pour y arriver peut produire l’effet inverse.

La page du NHS sur les troubles de l’éjaculation (en anglais), écrite pour les hommes, ajoute les difficultés de couple, le diabète et l’avancée en âge. Elle cite les ISRS parmi les causes, mais en octobre 2026 elle ne dit pas que le problème peut se prolonger après l’arrêt. La page du NHS sur les antidépresseurs (en anglais), elle, le dit.

Quels médicaments peuvent empêcher d’atteindre l’orgasme ?

Plusieurs types de médicaments. Nous en présentons huit types qui ont des effets secondaires sexuels. Selon le NHS, de nombreux médicaments retardent l’éjaculation, dont les antidépresseurs, « en particulier » les ISRS, et les bêtabloquants.

Ce que disent les notices britanniques :

  • Les antidépresseurs ISRS. La notice de la sertraline (en anglais) cite l’« échec de l’éjaculation » parmi ses effets secondaires très fréquents. La notice de l’escitalopram (en anglais) dit que « les femmes peuvent avoir des difficultés à atteindre l’orgasme ».
  • L’isotrétinoïne, la capsule contre l’acné vendue sous le nom de Roaccutane au Royaume-Uni et d’Accutane aux États-Unis (en France : Contracné, Curacné, Procuta). Sa notice britannique (en anglais) cite des « difficultés à avoir un orgasme ». Elle ne donne pas de chiffre sur leur fréquence.
  • Le finastéride, le comprimé contre la chute de cheveux destiné aux hommes, vendu sous le nom de Propecia. Sa notice (en anglais) cite des « problèmes d’éjaculation », par exemple moins de sperme. Elle ne mentionne pas l’orgasme.

Ce n’est pas toujours le médicament. Un moral en berne peut, à lui seul, gêner l’orgasme. Le moment compte donc : était-ce différent avant votre première prise ? Notre guide pour distinguer PSSD et dépression passe ces points en revue.

Ci-dessous, l’urologue Carolyn Salter explique l’orgasme retardé chez l’homme. À regarder pour connaître le point de vue d’une médecin : elle cite les médicaments, les antidépresseurs en particulier, et dit aux patients d’en parler au médecin qui les leur a prescrits.

La Dre Carolyn Salter pour l’International Society for Sexual Medicine (ISSM), octobre 2022 (en anglais). Un extrait : les 100 premières secondes. Les opinions exprimées sont les siennes.

Cela peut-il durer après l’arrêt du médicament ?

Chez certaines personnes, cela a duré des années après l’arrêt. Personne ne sait encore qui sera touché, ni si cela s’atténuera.

Aucune des trois ne se limite au sexe. Des critères proposés en 2022 (en anglais) placent au cœur de la PSSD un changement durable de la sensibilité génitale, souvent un engourdissement, et décrivent aussi un émoussement émotionnel, des troubles cognitifs et des changements dans d’autres sens. Pour le PFS et le PAS, ils disent que la dépression, des pensées suicidaires et des troubles cognitifs peuvent survenir sans problèmes sexuels. Si vous traversez un moment difficile : le 3114, numéro national de prévention du suicide, est joignable gratuitement, 24 h/24 et 7 j/7.

Les notices des ISRS ont une phrase en commun : dans certains cas, les symptômes sexuels « se sont prolongés après l’arrêt du traitement ». La notice de Roaccutane dit que des « troubles sexuels durables » ont été signalés, qui se sont prolongés « malgré l’arrêt du traitement ». La notice de Propecia cite des « problèmes d’éjaculation persistants après l’arrêt du traitement ».

Les critères de 2022 citent une « incapacité durable à atteindre l’orgasme » parmi les signes de la PSSD, toujours présente trois mois ou plus après la dernière prise.

Katie a commencé la fluoxétine, le principe actif du Prozac, à 21 ans et l’a prise pendant environ trois ans. À 35 ans, elle cite toujours l’anorgasmie, le fait de ne pas atteindre l’orgasme, parmi ses symptômes. Dans cet extrait, elle les énumère, et ils vont bien au-delà du sexe.

Un extrait de l’entretien de Katie avec Moral Medicine, mai 2026 (en anglais), de 0:35 à 1:23. Les opinions exprimées sont les siennes.

Des chercheurs ont réuni des témoignages (en anglais) de personnes dont les troubles sexuels avaient duré après un médicament. Parmi les témoignages sur les antidépresseurs, environ 6 sur 10 chez les femmes et 3 sur 10 chez les hommes décrivaient des difficultés à atteindre l’orgasme. Ces personnes ont choisi d’écrire sur un site consacré à la sécurité des médicaments : les chiffres ne peuvent donc pas montrer à quelle fréquence cela arrive. Personne ne l’a encore compté, et c’est pour cela que les signalements à l’agence du médicament comptent.

Un engourdissement génital peut s’y ajouter. Cael dit que ses organes génitaux sont toujours engourdis, plus d’un an après son dernier antidépresseur.

Que puis-je faire ?

Consultez votre médecin traitant pour tout changement qui dure. Ces médicaments aident beaucoup de personnes. Si vous avez des effets secondaires, c’est à vous et au médecin qui vous a prescrit ce médicament de décider. N’arrêtez pas un antidépresseur du jour au lendemain. Pour le finastéride et l’isotrétinoïne, suivez ce que dit la notice.

1
Ce qui a changé

« Je n’arrive pas du tout à atteindre l’orgasme », ou « c’est beaucoup plus long qu’avant ».

2
Quand cela a commencé

« Deux semaines après avoir commencé la sertraline », ou « ça a toujours été comme ça ».

3
Vos médicaments

« Sertraline 50 mg à partir de janvier 2025, dernier comprimé en juin 2025. » Indiquez aussi ceux que vous avez arrêtés.

4
Comment c’était avant

« Aucun problème avant 2025. »

5
Les autres questions qu’on vous posera

L’alcool, votre moral, votre couple, la contraception, le diabète.

Ce qu’il faut dire à votre médecin traitant. Donnez vos dates, avec vos mots.

Trois questions à poser à votre médecin

  1. L’un de mes médicaments, passé ou actuel, pourrait-il expliquer cela ?
  2. Que faut-il écarter d’autre ?
  3. Quelle est la prochaine étape si cela ne revient pas ?

Vous pouvez commencer par : « Depuis que je prends mon médicament, je n’arrive plus à avoir un orgasme comme avant. La notice dit que cela peut se prolonger après l’arrêt. »

Beaucoup de personnes disent qu’il leur a fallu du temps pour être prises au sérieux. Apportez la phrase de la notice. Vous pouvez faire un signalement sans l’accord d’un médecin.

Signalez-le : cela aide tout le monde

Ce que votre médecin note dans votre dossier vous aide, vous. Un signalement à l’agence du médicament aide tous les autres : c’est ainsi que l’on repère des tendances.

  • Aucune preuve n’est nécessaire. Le doute suffit, même des années après l’arrêt.
  • Où : en France, à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), via le portail signalement.social-sante.gouv.fr ; au Royaume-Uni, le dispositif Yellow Card ; aux États-Unis, MedWatch.
  • Employez les bons mots. Si les symptômes ont persisté après l’arrêt, écrivez Dysfonction sexuelle après ISRS (MedDRA 10086208 ; en anglais : Post-SSRI sexual dysfunction) pour un ISRS ou un IRSN, ou Syndrome des inhibiteurs de la 5-alpha-reductase (MedDRA 10082430 ; en anglais : Post 5-alpha-reductase inhibitor syndrome) pour le finastéride. Pour l’isotrétinoïne, il n’existe pas encore de terme : précisez que les symptômes ont persisté après l’arrêt.

Notre guide pour signaler des effets secondaires vous accompagne étape par étape

Quelles sont les autres questions fréquentes ?

Qu’est-ce que l’anorgasmie ? C’est le terme médical pour l’impossibilité d’atteindre l’orgasme. Chez l’homme, le NHS parle d’éjaculation retardée : un long délai, ou pas d’éjaculation du tout alors qu’on le souhaite, plus d’une fois sur deux lors des rapports sexuels.

Est-il normal de ne pas avoir d’orgasme par la seule pénétration ? Oui, selon Brook, pour la plupart des personnes qui ont un vagin. Ce qui compte, c’est un changement : les critères de 2022 ne retiennent que les troubles qui n’existaient pas avant le médicament.

Et si j’ai un orgasme mais que je ne ressens rien ? C’est un autre changement, et les critères de 2022 le comptent aussi parmi les signes de la PSSD. Notre article sur l’orgasme sans plaisir l’explique. Pour en savoir plus, consultez nos pages sur la PSSD, le syndrome post-Accutane et le PFS.

Cael n’a appris que les antidépresseurs peuvent retarder l’orgasme qu’en en parlant à son médecin. Si votre orgasme n’est pas revenu depuis votre dernière prise, signalez-le.

Toutes les citations ont été traduites de l’anglais.

Sources

  1. NHS, Ejaculation problems (en anglais), page révisée le 9 février 2023. « Les troubles de l’éjaculation sont des troubles sexuels fréquents chez l’homme. » La page définit l’éjaculation retardée (trouble de l’orgasme chez l’homme) comme le fait de « connaître un délai important avant l’éjaculation » ou d’« être incapable d’éjaculer, alors que l’homme le souhaite et que son érection est normale ». « Vous avez peut-être une éjaculation retardée si vous n’arrivez pas à éjaculer plus d’une fois sur deux lors de vos rapports sexuels. » Causes psychologiques : « des difficultés de couple, le stress ou la dépression ». Parmi les causes physiques : le diabète, les lésions de la moelle épinière, la sclérose en plaques, une opération de la vessie ou de la prostate, et l’avancée en âge. « De nombreux médicaments sont connus pour provoquer une éjaculation retardée, notamment : les antidépresseurs, en particulier les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) », « les médicaments contre l’hypertension artérielle, comme les bêtabloquants » et « les antipsychotiques ». La thérapie sexuelle « peut aider à augmenter votre sensation de plaisir pendant les rapports sexuels et à faciliter l’éjaculation ». « Si vous avez un problème d’éjaculation persistant, consultez votre médecin généraliste ». La page porte sur les hommes. Lue le 12 octobre 2026, elle ne cite ni l’isotrétinoïne ni le finastéride et ne dit pas que l’éjaculation retardée peut se prolonger après l’arrêt d’un médicament. La page du NHS sur les antidépresseurs (source 9) dit, elle, que les troubles sexuels peuvent se poursuivre après l’arrêt.
  2. Brook, Orgasms and pleasure (en anglais), page mise à jour le 28 juillet 2026. Brook est une association britannique de santé sexuelle pour les jeunes. « Quand une personne fait face à beaucoup de stress, d’anxiété ou de dépression, elle peut avoir du mal à prendre du plaisir pendant les rapports sexuels ou à atteindre l’orgasme. Les antidépresseurs (des médicaments que certaines personnes prennent contre la dépression) peuvent aussi faire baisser le désir sexuel et rendre l’orgasme plus difficile à atteindre. » « Il peut aussi être plus difficile d’avoir un orgasme quand on a pris de la drogue ou trop bu ». « Se mettre la pression, ou la mettre à l’autre, pour avoir un orgasme peut en réalité le rendre plus difficile ». « La plupart des personnes qui ont un vagin ne peuvent pas atteindre l’orgasme par la seule pénétration vaginale. La plupart ont besoin d’une forme de stimulation du clitoris ».
  3. Mitchell KR, Mercer CH, Ploubidis GB et al. Sexual function in Britain: findings from the third National Survey of Sexual Attitudes and Lifestyles (Natsal-3) (en anglais). Lancet 2013;382(9907):1817-29. Une enquête sur un échantillon aléatoire, menée en Grande-Bretagne de 2010 à 2012. Tableau 3, participants sexuellement actifs ayant déclaré un trouble de trois mois ou plus au cours de l’année écoulée : difficulté à atteindre l’orgasme, 16-24 ans, 9,2 % des hommes et 21,0 % des femmes (tous âges : 9,2 % et 16,3 %). C’est une enquête à un moment donné : elle n’a pas posé de question sur ces médicaments.
  4. Lustral (sertraline) 50 mg et 100 mg, comprimés pelliculés, notice (en anglais), Electronic Medicines Compendium (EMC 2835), dernière révision en décembre 2025. Rubrique 2, « Sexual problems » : « Dans certains cas, ces symptômes se sont prolongés après l’arrêt du traitement. » Rubrique 4, très fréquent (peut toucher plus de 1 personne sur 10) : « échec de l’éjaculation ».
  5. Seroxat (paroxétine) 10 mg, 20 mg et 30 mg, comprimés pelliculés, notice (en anglais), EMC 7592, dernière révision en octobre 2024. Rubrique 2 : « Dans certains cas, ces symptômes se sont prolongés après l’arrêt du traitement. » Rubrique 4, très fréquent : « Modification du désir sexuel ou de la fonction sexuelle. Par exemple, absence d’orgasme et, chez l’homme, érection et éjaculation anormales. »
  6. Cipralex (escitalopram) 5 mg, 10 mg et 20 mg, comprimés pelliculés, notice (en anglais), EMC 7718, dernière révision en mai 2025. La rubrique 2 contient la même phrase. Rubrique 4, fréquent : « Troubles sexuels (éjaculation retardée, troubles de l’érection, baisse du désir sexuel, et les femmes peuvent avoir des difficultés à atteindre l’orgasme) ».
  7. Roaccutane (isotrétinoïne) 10 mg et 20 mg, capsules molles, notice (en anglais), EMC 100633, dernière révision en avril 2026. Rubrique 2 : « L’isotrétinoïne a été associée à des troubles sexuels. Il s’agit notamment de difficultés à obtenir ou à maintenir une érection, d’une baisse de la libido, d’une sécheresse vaginale, de difficultés à atteindre l’orgasme et d’une baisse de sensibilité des organes génitaux. Des troubles sexuels durables, dont les symptômes se sont prolongés malgré l’arrêt du traitement par isotrétinoïne, ont été signalés. » Rubrique 4, fréquence indéterminée (ne peut être estimée à partir des données disponibles) : « difficultés à avoir un orgasme ».
  8. Propecia (finastéride) 1 mg, comprimés pelliculés, notice (en anglais), EMC 2194, dernière révision en mai 2026. Rubrique 4, peu fréquent : « vous pouvez avoir des problèmes d’éjaculation, par exemple une diminution de la quantité de sperme émise pendant les rapports sexuels ». Fréquence indéterminée : « problèmes d’éjaculation persistants après l’arrêt du traitement ». La notice n’emploie pas le mot orgasme. Les cinq notices ont été lues le 12 octobre 2026.
  9. NHS, Antidepressants (en anglais), page révisée le 12 juin 2025. Parmi les effets secondaires fréquents : « des troubles sexuels, comme une baisse du désir sexuel, des difficultés à atteindre l’orgasme, une sécheresse vaginale ou des difficultés à obtenir ou à garder une érection - chez certaines personnes, ces troubles peuvent se poursuivre après l’arrêt des antidépresseurs ». « N’arrêtez pas un antidépresseur brutalement ni sans en avoir d’abord parlé à votre médecin. »
  10. Healy D, Bahrick A, Bak M et al. Diagnostic criteria for enduring sexual dysfunction after treatment with antidepressants, finasteride and isotretinoin (en anglais). Int J Risk Saf Med 2022;33(1):65-76. Un consensus d’experts. PSSD, critère supplémentaire n° 5 : « Incapacité durable à atteindre l’orgasme ou diminution de la sensation de plaisir pendant l’orgasme » ; critère n° 6 : « Le trouble est présent ≥ 3 mois après l’arrêt du traitement » ; critère n° 7 : « Aucun élément en faveur d’une dysfonction sexuelle antérieure au médicament qui corresponde au tableau actuel ». Pour le PFS et la dysfonction sexuelle post-rétinoïdes, le nom que les auteurs donnent à la maladie liée à l’isotrétinoïne, le critère n° 5 est : « Baisse durable des sensations génitales et orgasmiques ». « L’incidence de ces maladies est inconnue. »
  11. Healy D, Le Noury J, Mangin D. Enduring sexual dysfunction after treatment with antidepressants, 5α-reductase inhibitors and isotretinoin: 300 cases (en anglais). Int J Risk Saf Med 2018;29(3-4):125-134. Des témoignages envoyés à RxISK.org, un site consacré à la sécurité des médicaments, créé par les auteurs et leurs collègues. Difficulté à atteindre l’orgasme après un inhibiteur de la recapture de la sérotonine : 30 femmes sur 50 (60 %) et 56 hommes sur 171 (33 %). Après l’isotrétinoïne : 2 femmes sur 5 et 3 hommes sur 49. Après un inhibiteur de la 5-alpha-réductase comme le finastéride : 2 hommes sur 25. L’anesthésie génitale et l’orgasme sans plaisir ou faible sont comptés à part. Ces personnes ont choisi d’envoyer leur témoignage : les chiffres comptent donc ce qu’elles ont décrit et ne peuvent pas donner une fréquence.
  12. Moral Medicine, entretien avec Cael (en anglais), 18 août 2025 (29 minutes), intégré ici sous forme d’extrait, de 5:28 à 6:01. D’après les sous-titres automatiques de YouTube : du Lexapro (escitalopram) prescrit « à 18, 19 ans », juste après avoir quitté le domicile familial, pour de l’anxiété et des crises de panique (2:31 à 3:38). La dose a été augmentée et de l’Effexor (venlafaxine) ajouté (5:01 à 5:08). « Juste un peu de troubles de l’érection, et je mettais plus de temps à atteindre l’orgasme » ; « c’est un peu bizarre » (5:33 à 5:40). Son médecin lui a dit que c’était fréquent sous antidépresseurs ; « il ne m’a jamais dit que c’était possible » (5:44 à 5:59). Plus d’un an et quatre mois après son dernier médicament, « mes organes génitaux sont toujours engourdis » (13:49 à 14:01). Son histoire sur notre site : Cael : une anxiété légère, puis 6 médicaments.
  13. ISSM International Society for Sexual Medicine, How Long Is Considered Delayed Ejaculation? (en anglais), 19 octobre 2022 (4 minutes), avec la Dre Carolyn Salter, urologue spécialisée en médecine sexuelle et reproductive masculine. Propos reformulés, et non cités, d’après les sous-titres, de 1:05 à 1:39 : les médicaments sont l’une des causes de l’orgasme retardé, en particulier les antidépresseurs ; les patients devraient en parler au médecin qui les leur a prescrits et ne jamais arrêter ces médicaments brutalement. La vidéo est intégrée de façon à s’arrêter à 1:40, avant qu’elle n’aborde le changement de médicament et d’autres traitements ; cet article n’en recommande aucun. La description de l’ISSM précise que les opinions sont celles de l’intervenante et pas nécessairement celles de la société.
  14. Moral Medicine, I Lost My Sexual Identity After Prozac (en anglais), entretien avec Katie, 26 mai 2026 (10 minutes), intégré ici sous forme d’extrait, de 0:35 à 1:23. D’après les sous-titres automatiques de YouTube : « J’ai 35 ans et je viens du Royaume-Uni » (0:35). De la fluoxétine à 21 ans, prise « pendant environ 3 ans avec quelques interruptions » (0:40 à 0:50). Ses symptômes « comprennent une perte de plaisir, des sensations sexuelles physiquement engourdies, une dysfonction sexuelle, une anorgasmie » (1:00 à 1:06). « Je n’avais jamais connu aucun de ces problèmes avant de prendre ces médicaments » (1:17). Son histoire sur notre site : Katie : 14 ans après le Prozac.
Par Morten SkovPublié le Mis à jour le

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