Finastéride et gynécomastie : peut-elle durer ?
La notice britannique du finastéride cite un gonflement ou une sensibilité des seins. Chez certains, la gynécomastie est restée après l’arrêt (PFS).
SIDEfxHUB est une association de patients. Nous ne sommes pas des professionnels de santé, et ces informations ne remplacent pas un avis médical. Ne commencez, n’arrêtez ni ne modifiez aucun médicament à cause de ce que vous lisez ici. Parlez-en d’abord à votre médecin.
Si vous traversez un moment difficile :3114 (gratuit, 24 h/24)09 72 39 40 50 SOS AmitiéTrouver une ligne d’écoute dans votre pays

La notice britannique du finastéride cite, parmi ses effets secondaires, un gonflement ou une sensibilité des seins ; le gonflement s’appelle une gynécomastie. Des médecins ont décrit des cas d’hommes chez qui ce gonflement est resté après l’arrêt, et c’est l’un des symptômes physiques du syndrome post-finastéride (PFS).
La notice britannique et le NHS, le service de santé britannique, demandent tous deux de signaler rapidement à un médecin toute modification des seins. Elle peut en effet être le signe d’une maladie grave telle que le cancer du sein. Ni l’un ni l’autre ne dit si le gonflement disparaît après l’arrêt. Pour les médecins qui ont étudié la question, c’est la première année qui compte.
L’essentiel en trois points
- La notice britannique (en anglais) cite un gonflement ou une sensibilité des seins parmi les effets secondaires du finastéride 1 mg. Elle demande aux hommes de signaler rapidement à leur médecin toute modification des seins.
- Des médecins ont recensé 9 cas publiés à la dose prescrite contre la chute de cheveux. Dans 3 d’entre eux, le gonflement est resté après l’arrêt (cas clinique publié en 2024, en anglais).
- La base de données européenne des maladies rares inclut la gynécomastie dans sa définition du PFS (Orphanet, en anglais). Personne n’a mesuré à quelle fréquence elle persiste.
Presse : contact@sidefxhub.com
Il avait 20 ans et prenait du finastéride 1 mg contre la chute de cheveux depuis un mois quand il a remarqué un gonflement sensible au toucher d’un côté de la poitrine. En consultation de dermatologie, sa dose a été réduite de moitié. Le gonflement est resté, alors il a arrêté au bout de deux mois.
Le cas d’un homme, tel que ses médecins l’ont décrit
Cinq mois après son dernier comprimé, ont écrit ses médecins, le gonflement était « inchangé ». Leur conclusion : à la dose prescrite contre la chute de cheveux, la gynécomastie « ne disparaît pas toujours à l’arrêt du médicament ».
Le finastéride fait-il souvent gonfler les seins ?
Pour la dose prescrite contre la chute de cheveux, il n’existe pas de chiffre fiable. La notice britannique classe le gonflement ou la sensibilité des seins en « fréquence indéterminée ». Dans les essais à 1 mg sur lesquels repose la notice de la FDA (en anglais), la sensibilité et l’augmentation du volume des seins n’étaient pas plus fréquentes que sous placebo.
À la dose prescrite pour la prostate, 5 mg, on dispose d’un chiffre. Dans une revue d’essais sur la prostate publiée en 2019 (en anglais), environ 4 hommes sur 100 sous finastéride avaient une gynécomastie, contre environ 2 sur 100 sous placebo. Ces hommes étaient traités pour une hypertrophie bénigne de la prostate.
Les médecins qui ont publié ce cas en 2024 pensent que la gynécomastie est « probablement bien plus fréquente que ce qui est signalé » à la dose prescrite contre la chute de cheveux. Dans beaucoup d’études, notent ces médecins, personne n’a examiné la poitrine. C’était aux hommes d’en parler.
La gynécomastie due au finastéride disparaît-elle après l’arrêt ?
Souvent, mais pas toujours, répondent les médecins qui ont publié ce cas en 2024.
Selon la notice britannique, certains effets secondaires sexuels ont persisté après l’arrêt. Elle ne le dit pas pour le gonflement des seins. Dans certains cas publiés, le gonflement est resté lui aussi.
L’équipe de 2024 a rassemblé les cas publiés à la dose prescrite contre la chute de cheveux. Sur 9 hommes, selon son décompte, le gonflement a disparu de lui-même chez 5 et il est resté chez 3. Chez le neuvième, des chirurgiens l’ont retiré dès qu’il a été découvert.
Le suivi le plus long concerne un homme de 65 ans. Son gonflement a beaucoup diminué dans les deux mois qui ont suivi l’arrêt. Six ans plus tard, ont écrit ses dermatologues, il restait « encore un léger gonflement résiduel » (en anglais).
Un gonflement présent depuis plus d’un an a peu de chances de se résorber complètement, écrit l’équipe de 2024, parce que le tissu devient cicatriciel. Ensuite, selon elle, seule la chirurgie est efficace. Au Royaume-Uni, le NHS ne propose pas forcément cette opération (en anglais).
La gynécomastie fait-elle partie du PFS ?
Elle peut en être l’un des symptômes. Orphanet, la base de données européenne des maladies rares, inclut la gynécomastie dans sa définition de la maladie.
À lui seul, un gonflement des seins ne suffit pas pour poser un diagnostic. Les critères diagnostiques de 2022 (en anglais) reposent sur des symptômes sexuels persistants, et rangent la gynécomastie parmi les « caractéristiques associées » qui peuvent venir du finastéride.
En 2023, des personnes atteintes de PFS ont été entendues par des membres du personnel de l’agence américaine du médicament (FDA). Un homme de 30 ans avait pris du finastéride pendant quatre jours et, après l’arrêt, une gynécomastie est apparue, parmi beaucoup d’autres symptômes. Selon le compte rendu de l’association de patients (en anglais), il l’avait encore 20 mois plus tard.
Le gonflement des seins est l’un des nombreux changements physiques de la liste des symptômes du PFS, et d’autres hommes en décrivent de différents. Kyle a pris du finastéride pendant peu de temps. Dans les mois qui ont suivi l’arrêt, dit-il, sa peau, son visage et son poids ont changé.
Que puis-je faire ?
Le finastéride aide beaucoup d’hommes à garder leurs cheveux. Si vous avez des effets secondaires, c’est à vous et au médecin qui vous l’a prescrit de décider.
La notice britannique indique : « Vous devez signaler rapidement à votre médecin toute modification du tissu mammaire telle que grosseur, douleur, augmentation du volume du tissu mammaire ou écoulement du mamelon ». Consultez sans attendre. Pour les médecins qui ont publié ce cas en 2024, il faut agir avant que le tissu ne devienne cicatriciel.
Donnez les dates à votre médecin traitant : « Finastéride 1 mg à partir de mars 2025. Gonflement sensible au toucher sous le mamelon gauche depuis mai 2025. Dernier comprimé en juillet 2025. »
Signalez-le : cela aide tout le monde
Ce que votre médecin note dans votre dossier vous aide, vous. Un signalement à l’agence du médicament aide tous les autres : c’est ainsi que l’on repère des tendances.
- Aucune preuve n’est nécessaire. Le doute suffit, même des années après l’arrêt.
- Où : en France, à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), via le portail signalement.social-sante.gouv.fr ; au Royaume-Uni, le dispositif Yellow Card ; aux États-Unis, MedWatch (en anglais). L’agence britannique du médicament (MHRA) demande de préciser si un effet indésirable « a persisté ou est apparu après l’arrêt du traitement » (en anglais).
- Employez les bons mots. Nommez le symptôme, par exemple une gynécomastie. Si les symptômes ont persisté après l’arrêt, écrivez Syndrome des inhibiteurs de la 5-alpha-reductase (MedDRA 10082430 ; en anglais : Post 5-alpha-reductase inhibitor syndrome).
Notre guide pour signaler des effets secondaires vous accompagne étape par étape
Quelles sont les autres questions fréquentes ?
Que ressent-on en cas de gynécomastie due au finastéride ? Selon le NHS, les mamelons ou les seins peuvent paraître gonflés ou être douloureux. Une douleur du mamelon qui ne passe pas est, selon lui, une raison de consulter un médecin généraliste. Dans les cas liés au finastéride, la gynécomastie touchait le plus souvent un seul côté et débutait entre un mois et un an environ après le début du traitement. Un médecin peut la distinguer de la graisse de la poitrine, parfois à l’aide d’un examen d’imagerie.
Peut-il s’agir d’un cancer du sein ? La notice demande de signaler toute modification des seins parce qu’elle peut être le signe d’une maladie grave telle que le cancer du sein. Des cas de cancer du sein ont été observés chez des hommes traités par 1 mg de finastéride, indique le résumé des caractéristiques du produit britannique (en anglais). Une étude menée sur des dossiers de médecins généralistes britanniques (en anglais) a suivi des hommes qui prenaient du finastéride ou du dutastéride pour une hypertrophie bénigne de la prostate. Les gynécomasties y étaient plus nombreuses, sans hausse nette des cancers du sein, mais l’étude ne disposait que de peu de cas de cancer. Notre article sur les risques graves du finastéride en dit plus.
Le dutastéride peut-il en provoquer aussi ? Sa notice dit que c’est possible. La notice britannique d’Avodart (en anglais) cite une augmentation du volume ou une sensibilité des seins parmi ses effets secondaires fréquents, qui peuvent toucher jusqu’à 1 homme sur 10. Comme celle du finastéride, elle demande aux hommes de parler à leur médecin d’une grosseur au sein ou d’un écoulement du mamelon. Notre article sur les effets secondaires du dutastéride en dit plus.
Le jeune homme de 20 ans du cas publié en 2024 a arrêté au bout de deux mois, et il a quand même fini par être opéré. Si votre poitrine a changé sous finastéride et n’est pas redevenue comme avant depuis votre dernier comprimé, prenez rapidement rendez-vous avec votre médecin traitant et lisez notre page sur le syndrome post-finastéride.
Toutes les citations ont été traduites de l’anglais.
Sources
- Propecia 1 mg, comprimé pelliculé, notice (en anglais), Royaume-Uni, electronic medicines compendium (emc), Organon, dernière révision en mai 2026. La rubrique 4 demande aux hommes de signaler rapidement toute modification des seins (la phrase est citée dans le texte, dans la formulation de la notice française de Propecia 1 mg, ANSM, mise à jour du 05/01/2026), « as these may be signs of a serious condition, such as breast cancer ». Le gonflement ou la sensibilité des seins figure en « Frequency unknown », tout comme les troubles persistants de l’érection, de la libido et de l’éjaculation après l’arrêt. La notice ne cite pas le gonflement des seins parmi les effets qui persistent après l’arrêt. Sa seule phrase générale indique que certains effets secondaires « are temporary with continued treatment or disappeared when treatment is stopped », sans préciser lesquels.
- Propecia 1 mg, résumé des caractéristiques du produit (en anglais), Royaume-Uni, révisé le 29 juin 2026. Rubrique 4.4 : depuis la commercialisation, des cas de cancer du sein ont été observés chez des hommes traités par 1 mg de finastéride ; les médecins doivent demander à leurs patients de signaler rapidement toute modification des seins, y compris une gynécomastie. Rubrique 4.8 : sensibilité et augmentation du volume des seins, fréquence indéterminée.
- Propecia, notice de la FDA (en anglais), DailyMed, informations de prescription révisées en août 2022, notice destinée aux patients révisée en novembre 2023. Rubrique 6.1 : dans les essais cliniques de Propecia, la sensibilité et l’augmentation du volume des seins ne différaient pas du placebo. Signalements après commercialisation : sensibilité et augmentation du volume des seins ; cancer du sein chez l’homme.
- Farkas HS, Jee YH, Szymczuk V, Leschek EW. Persistent gynecomastia due to short-term low-dose finasteride for androgenetic alopecia (en anglais). JCEM Case Reports, 2024;2(5):luae050. Un homme de 20 ans, sous 1 mg par jour, a remarqué au bout de 1 mois une gynécomastie unilatérale et sensible au toucher. La dose a été ramenée à 0,5 mg, puis le traitement arrêté au bout de 2 mois. Cinq mois après l’arrêt, elle était inchangée, avec des analyses de sang normales. Six mois de raloxifène ont entraîné une régression partielle ; une réduction mammaire bilatérale a suivi un an plus tard. Il avait eu à la puberté une gynécomastie passagère qui avait totalement disparu, et il a commencé deux antidépresseurs environ 6 mois après l’apparition du gonflement ; les auteurs notent qu’un cas isolé ne peut pas prouver une cause. Consentement écrit à la publication. Leur revue de la littérature porte sur 9 cas sous finastéride à faible dose : disparition dans 5 cas, persistance dans 3, exérèse au moment du diagnostic dans 1. C’est le décompte donné dans le texte de l’article ; son tableau des mêmes cas décrit quatre disparitions complètes et qualifie d’« incomplete resolution » l’évolution de l’homme de 65 ans à six ans. Une gynécomastie présente depuis plus d’un an a peu de chances de régresser complètement en raison de la fibrose, après quoi la chirurgie est le seul traitement efficace (citant Bharathidasan et al., 2022). Beaucoup d’études s’appuient sur ce que les patients déclarent plutôt que sur un examen. Points à retenir : « probably much more common than is reported » ; « does not always resolve when the drug is discontinued ».
- Ramot Y, Czarnowicki T, Zlotogorski A. Finasteride induced gynecomastia: case report and review of the literature (en anglais). International Journal of Trichology, 2009;1(1):27-29. Hadassah-Hebrew University Medical Center, Jérusalem. Un homme de 21 ans atteint d’une gynécomastie bilatérale n’a montré aucune amélioration 10 mois après l’arrêt ; un homme de 65 ans s’est nettement amélioré dans les deux mois suivant l’arrêt, avec « still slight residual swelling » six ans plus tard.
- Fang Q, Chen P, Du N, Nandakumar KS. Analysis of data from breast diseases treated with 5-alpha reductase inhibitors for benign prostatic hyperplasia (en anglais). Clinical Breast Cancer, 2019;19(5):e624-e636. Revue systématique et méta-analyse de 14 essais randomisés chez des hommes atteints d’une hypertrophie bénigne de la prostate. Gynécomastie : 4,08 % sous finastéride contre 2,43 % sous placebo. Mesurée pendant le traitement, principalement à la dose de 5 mg.
- Hagberg KW, Divan HA, Fang SC, Nickel JC, Jick SS. Risk of gynecomastia and breast cancer associated with the use of 5-alpha reductase inhibitors for benign prostatic hyperplasia (en anglais). Clinical Epidemiology, 2017;9:83-91. Base britannique Clinical Practice Research Datalink, 94 701 hommes de 40 ans et plus atteints d’une hypertrophie bénigne de la prostate. Le risque de gynécomastie était augmenté sous inhibiteurs de la 5-alpha-réductase (finastéride et dutastéride, analysés ensemble), et plus élevé sous dutastéride que sous finastéride. Pas de risque accru de cancer du sein (odds ratio 1,52 ; IC à 95 % de 0,61 à 3,80), sur la base de 48 cas de cancer du sein ; les auteurs indiquent qu’ils étaient trop peu nombreux pour comparer les deux médicaments.
- Healy D, Bahrick A, Bak M et al. Diagnostic criteria for enduring sexual dysfunction after treatment with antidepressants, finasteride and isotretinoin (en anglais). International Journal of Risk & Safety in Medicine, 2022;33(1):65-76. Section 5 : la gynécomastie fait partie des « related features » qui peuvent venir du finastéride sans être diagnostiques du PFS.
- Orphanet, Post 5-alpha-reductase inhibitors treatment syndrome, ORPHA:686468 (en anglais), sa fiche sur la maladie connue sous le nom de syndrome post-finastéride. Définition datée du 2 juillet 2026 : « persistent side effects of terminated 5-alpha-reductase inhibitor treatment », dont la gynécomastie.
- PFS Network, FDA Patient Listening Session on Post-Finasteride Syndrome (en anglais), 2 juin 2023. Le compte rendu a été rédigé par PFS Network, l’association de patients qui a organisé la séance, et il est publié sur le site de l’agence américaine du médicament (FDA) ; son avertissement précise qu’il reflète le récit de PFS Network et n’a rien d’officiel. Le patient 1, un homme de 30 ans, a pris du finastéride pendant quatre jours ; la gynécomastie faisait partie des symptômes qui ont suivi. Un an et huit mois plus tard, sa fatigue, son insomnie et ses troubles cognitifs s’étaient améliorés, et il était « still dogged by all other symptoms mentioned ».
- NHS, Side effects of finasteride (en anglais), page révisée pour la dernière fois le 2 août 2023. Appeler un médecin ou le 111 (le numéro du NHS, au Royaume-Uni) en cas de grosseur, de douleur ou de gonflement de la poitrine, ou d’écoulement des mamelons.
- NHS, Gynaecomastia (en anglais), page révisée pour la dernière fois le 31 mai 2024. Les mamelons ou les seins peuvent paraître gonflés ou être douloureux ; la chirurgie peut ne pas être proposée par le NHS.
- Avodart 0,5 mg, capsules molles, notice (en anglais), Royaume-Uni, dernière révision en mars 2026. Effets secondaires fréquents, jusqu’à 1 homme sur 10 : augmentation du volume ou sensibilité des seins (gynécomastie).
- MHRA, Finasteride: reminder of the risk of psychiatric side effects and of sexual side effects (which may persist after discontinuation of treatment) (en anglais). Drug Safety Update, volume 17, numéro 9, avril 2024. Demande aux personnes qui font un signalement de préciser si un effet indésirable a persisté ou est apparu après l’arrêt du traitement.
- CBC News: The National, A popular hair loss drug and its lesser-known, rare and potentially life-altering side effects (en anglais), mars 2025, avec l’article de CBC/Radio-Canada (en anglais) : 25 personnes interrogées pendant six mois ont dit que leurs effets secondaires sexuels, psychologiques et physiques avaient duré des mois ou des années après l’arrêt. Cette page n’en diffuse qu’un extrait, de 0:00 à 2:11.
- Moral Medicine, entretien avec Kyle (en anglais), octobre 2024. Il dit avoir pris des comprimés de 1 mg pendant deux semaines, puis une version topique pendant deux à trois semaines, et décrit des changements de sa peau, de son visage et de son poids dans les mois qui ont suivi l’arrêt. Il ne parle pas de sa poitrine.
- Photo : Propecia box and tablet, Kristoferb, domaine public, via Wikimedia Commons.
Ces informations ne remplacent pas un avis médical. Parlez-en à votre médecin avant toute décision concernant votre traitement.
590+ personnes ont rejoint la communauté.
Rejoignez-nous, puis signalez vos effets secondaires.
Aucun diagnostic nécessaire. Les équipes de recherche ne voient jamais votre nom.