‹Tous les articlesSoutien aux patients

Baisse de libido à 20 ans : un médicament ?

Peu de libido à 20 ans ? Souvent une cause banale. ISRS, finastéride, isotrétinoïne : leur notice britannique cite des troubles durables (PSSD, PFS, PAS).

SIDEfxHUB est une association de patients. Nous ne sommes pas des professionnels de santé, et ces informations ne remplacent pas un avis médical. Ne commencez, n’arrêtez ni ne modifiez aucun médicament à cause de ce que vous lisez ici. Parlez-en d’abord à votre médecin.

Si vous traversez un moment difficile :3114 (gratuit, 24 h/24)09 72 39 40 50 SOS AmitiéTrouver une ligne d’écoute dans votre pays

Par Morten SkovPublié le
Baisse de libido à 20 ans : un médicament ?

À 20 ans, une baisse de libido a souvent une cause banale, comme le stress ou un moral en berne. C’est aussi un effet secondaire répertorié des antidépresseurs ISRS, du finastéride et de l’isotrétinoïne. Leurs notices britanniques préviennent que des troubles sexuels peuvent persister après l’arrêt. On parle alors de dysfonction sexuelle post-ISRS (PSSD), de syndrome post-finastéride (PFS) et de syndrome post-Accutane (PAS).

La page du NHS, le service de santé britannique, sur la baisse de libido (en anglais) cite les antidépresseurs parmi les causes et dit que traiter la cause devrait aider. Elle ne cite ni le finastéride (un comprimé contre la chute de cheveux) ni l’isotrétinoïne (une capsule contre l’acné). Elle ne dit pas non plus que le changement peut durer plus longtemps que le traitement.

L’essentiel en trois points

  1. Une baisse de libido peut avoir de nombreuses causes, du stress et de la dépression à la contraception hormonale et à certains médicaments, selon le NHS (en anglais), le service de santé britannique.
  2. Les notices britanniques de la sertraline (un ISRS), du finastéride et de l’isotrétinoïne (en anglais) citent une baisse de la libido. Elles préviennent aussi que des troubles sexuels ont persisté après l’arrêt.
  3. Personne ne sait à quelle fréquence cela arrive, disent les chercheurs qui ont établi comment poser le diagnostic (en anglais). Quand cela arrive, on parle de PSSD, de PFS ou de PAS.

Presse : contact@sidefxhub.com

Victoria était à l’université, stressée et en manque de sommeil, quand un médecin lui a prescrit un antidépresseur. Elle dit avoir demandé trois fois s’il était sans danger. Son traitement a duré environ trois mois.

Victoria, interviewée par Moral Medicine, août 2026 (en anglais). Un extrait d’un film de 35 minutes : il va de 7:10 à 8:24. Les opinions exprimées sont les siennes. Ailleurs dans le film, elle parle d’idées suicidaires. Si vous traversez un moment difficile : le 3114, numéro national de prévention du suicide, est joignable gratuitement, 24 h/24 et 7 j/7 ; SOS Amitié répond au 09 72 39 40 50.

Le premier changement a été sexuel, dit-elle : elle ne ressentait plus aucune excitation, ni aucune attirance pour qui que ce soit. Elle a aussitôt écrit à son médecin. On lui a répondu qu’une légère baisse de libido était fréquente, et que la sienne reviendrait. Quatre mois après l’arrêt, au moment de l’interview, elle n’était pas revenue.

Est-ce normal d’avoir peu de libido à 20 ans ?

C’est fréquent. Une enquête britannique sur la sexualité et la vie affective (en anglais) a interrogé des personnes qui avaient eu au moins un partenaire sexuel au cours de l’année écoulée. Parmi les 16-24 ans, environ 12 hommes sur 100 et 25 femmes sur 100 ont dit avoir manqué d’intérêt pour le sexe pendant trois mois ou plus cette année-là.

C’était plus fréquent chez les personnes souffrant de dépression ou en mauvaise santé. C’était aussi plus fréquent chez celles qui ne se sentaient pas proches de leur partenaire pendant les rapports, ou pour qui il n’était pas toujours facile de parler de sexe.

Le NHS ajoute les problèmes de couple, le stress, l’alcool et la grossesse. Les médicaments figurent aussi sur sa liste.

Une médecin spécialiste de la santé des femmes à la Mayo Clinic, aux États-Unis, parle des médicaments qui peuvent agir sur la libido, dont les antidépresseurs et la pilule contraceptive (en anglais). Un extrait d’une vidéo mise en ligne en juillet 2014 : on en voit les 46 premières secondes.

Quels médicaments peuvent faire baisser la libido ?

Un certain nombre. Le NHS cite les antidépresseurs, les médicaments contre l’hypertension et la contraception hormonale. Pour trois médicaments prescrits à des personnes d’une vingtaine d’années, la baisse de libido figure dans la notice britannique :

  • Les antidépresseurs ISRS, contre la dépression ou l’anxiété. La notice de la sertraline (en anglais) cite une « diminution de l’intérêt sexuel ».
  • Le finastéride, le comprimé contre la chute de cheveux destiné aux hommes, vendu sous le nom de Propecia. Sa notice (en anglais) dit : « vous pourriez avoir moins envie d’avoir des rapports sexuels ».
  • L’isotrétinoïne, la capsule contre l’acné vendue sous le nom de Roaccutane au Royaume-Uni (en France : Contracné, Curacné, Procuta). Sa notice (en anglais) cite une « baisse de la libido ».

Les mêmes notices citent les troubles de l’érection, dont nous parlons dans Dysfonction érectile à 20 ans.

Le médicament n’est pas toujours en cause. La dépression et l’anxiété peuvent faire baisser le désir à elles seules. La chronologie compte donc : votre libido était-elle différente avant la première prise ?

Le groupe hospitalier britannique Newcastle Hospitals fait la même remarque dans sa vidéo destinée aux patients qui commencent l’isotrétinoïne. Elle indique qu’une baisse de la libido a été signalée pendant et après le traitement, et que les données sont rares. La santé mentale et d’autres médicaments peuvent jouer un rôle, ajoute la vidéo.

L’équipe de dermatologie des Newcastle Hospitals parle des effets secondaires sexuels signalés « pendant et après le traitement » par isotrétinoïne (en anglais). Un extrait de la vidéo de l’hôpital destinée aux patients, novembre 2024 : il va de 5:13 à 5:42.

Un médicament peut-il causer une baisse de libido permanente ?

Chez certaines personnes, cela a duré des années après l’arrêt. Personne ne sait encore qui sera touché, ni si cela finira par s’atténuer.

Les trois notices comportent une mise en garde. Celle de Propecia cite une « baisse persistante de la libido après l’arrêt du traitement ». Celle de Roaccutane décrit des « troubles sexuels durables » qui ont persisté « malgré l’arrêt du traitement ».

La notice de la sertraline indique que, dans certains cas, les symptômes sexuels « se sont prolongés après l’arrêt du traitement ». Notre article Pas de libido après l’arrêt des antidépresseurs explique combien de temps attendre.

La perte du désir tient une grande place dans ce que les personnes décrivent. Une étude (en anglais) a rassemblé les signalements de personnes dont les troubles sexuels avaient persisté après l’un de ces médicaments. Environ 8 sur 10 décrivaient une perte de libido.

Ces personnes avaient choisi de faire un signalement sur un site consacré à la sécurité des médicaments : l’étude ne peut donc pas dire à quelle fréquence cela arrive. Personne ne l’a encore mesurée.

Que puis-je faire ?

Ces médicaments aident beaucoup de personnes. Si vous avez des effets secondaires, c’est à vous et au médecin qui vous a prescrit ce médicament de décider.

N’arrêtez pas un antidépresseur du jour au lendemain. Pour le finastéride et l’isotrétinoïne, suivez ce que dit la notice.

Votre libido a baissé sous l’un de ces médicaments, ou n’est pas revenue depuis l’arrêt ? Parlez-en à votre médecin traitant. Cinq informations aident à passer en revue toutes les causes :

1
Votre médicament

« Sertraline 50 mg à partir de janvier 2025, dernier comprimé en juin 2025. »

2
Ce qui a changé

« Aucune envie de sexe », « je ne ressens d’attirance pour personne », « je ne sens presque plus rien au toucher ».

3
Quand cela a commencé

Avant le médicament, pendant le traitement ou après l’arrêt.

4
Comment c’était avant

« Aucun problème avant 2025. »

5
Ce qu’on vous demandera aussi

Autres médicaments, contraception, alcool, votre moral, votre vie de couple.

Ce que vous pouvez dire à votre médecin traitant. Les phrases entre guillemets sont des exemples : donnez vos propres dates et employez vos propres mots.

Beaucoup de personnes disent qu’il leur a fallu du temps pour être prises au sérieux. Apportez la phrase de la notice. Vous pouvez faire un signalement sans l’accord d’un médecin.

Signalez-le : cela aide tout le monde

Ce que votre médecin note dans votre dossier vous aide, vous. Un signalement à l’agence du médicament aide tous les autres : c’est ainsi que l’on repère des tendances.

  • Aucune preuve n’est nécessaire. Le doute suffit, même des années après l’arrêt.
  • Où : en France, à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), via le portail signalement.social-sante.gouv.fr ; au Royaume-Uni, le dispositif Yellow Card ; aux États-Unis, MedWatch.
  • Employez les bons mots. Si les symptômes ont persisté après l’arrêt, écrivez Dysfonction sexuelle après ISRS (MedDRA 10086208 ; en anglais : Post-SSRI sexual dysfunction) pour un ISRS ou un IRSN, ou Syndrome des inhibiteurs de la 5-alpha-reductase (MedDRA 10082430 ; en anglais : Post 5-alpha-reductase inhibitor syndrome) pour le finastéride. Pour l’isotrétinoïne, il n’existe pas encore de terme : indiquez que les symptômes ont persisté après l’arrêt.

Notre guide pour signaler des effets secondaires vous accompagne étape par étape

Quelles sont les autres questions fréquentes ?

Et si c’était la pilule ? C’est possible. Le NHS classe la contraception hormonale, comme la pilule, le patch ou l’implant, parmi les principales causes d’une baisse de libido. Il conseille de consulter un médecin généraliste si vous pensez que la vôtre a cet effet sur vous. Les femmes qui pourraient tomber enceintes doivent utiliser une contraception avant, pendant et après le traitement par isotrétinoïne, indique sa notice britannique. Si c’est votre cas, parlez des deux à votre médecin traitant.

Les femmes sont-elles aussi concernées ? Oui. Les notices de la sertraline et de Roaccutane s’adressent aux femmes comme aux hommes, alors que Propecia est réservé aux hommes. Dans l’étude sur les signalements de patients, la perte de libido était le symptôme que les femmes décrivaient le plus souvent. Notre article sur la PSSD chez la femme explique pourquoi les symptômes des femmes peuvent passer inaperçus.

Comment savoir s’il s’agit d’une PSSD, d’un PFS ou d’un PAS ? La liste de critères des chercheurs retient un trouble sexuel toujours présent trois mois ou plus après l’arrêt. Il ne devait pas exister avant le médicament, et aucune autre maladie ne doit l’expliquer. Nos pages sur la PSSD, le PFS et le PAS en disent plus.

Victoria a écrit à son médecin dès qu’elle s’en est aperçue. Si votre libido a changé sous l’un de ces médicaments, notez les dates tant que vous vous en souvenez, pour votre médecin traitant et pour votre signalement.

Toutes les citations ont été traduites de l’anglais.

Sources

  1. NHS, Low sex drive (loss of libido) (en anglais), page révisée le 26 mai 2026. « Une baisse de libido (perte de libido) peut avoir de nombreuses raisons. Traiter la cause devrait aider à augmenter votre libido. » Parmi les principales causes citées : les problèmes de couple, « le stress, l’anxiété ou la dépression », la grossesse et l’arrivée d’un bébé, et une consommation excessive d’alcool. Sont aussi cités : « la prise de certains médicaments, comme les médicaments contre l’hypertension ou les antidépresseurs » et « l’utilisation d’une contraception hormonale comme la pilule, le patch ou l’implant ». Consulter un médecin généraliste si « vous prenez un médicament ou utilisez une contraception hormonale et que vous pensez que cela peut agir sur votre libido ». Le finastéride et l’isotrétinoïne ne sont pas nommés. La page ne dit pas qu’un changement peut continuer après l’arrêt d’un médicament.
  2. Lustral (sertraline) 50 mg et 100 mg, comprimés pelliculés, notice (en anglais), Electronic Medicines Compendium (EMC 2835), dernière révision en décembre 2025. Rubrique 2, « Sexual problems » : « Dans certains cas, ces symptômes se sont prolongés après l’arrêt du traitement. » Rubrique 4 : la « diminution de l’intérêt sexuel » est classée parmi les effets fréquents (peut toucher jusqu’à 1 personne sur 10).
  3. Propecia 1 mg, comprimés pelliculés, notice (en anglais), Royaume-Uni, EMC 2194, dernière révision en mai 2026. Rubrique 4 : peu fréquent (peut toucher jusqu’à 1 personne sur 100), « vous pourriez avoir moins envie d’avoir des rapports sexuels » ; fréquence indéterminée, « baisse persistante de la libido après l’arrêt du traitement ». Rubrique 2 : ne doit pas être pris par les femmes (« ce médicament est destiné aux hommes »), et « Propecia ne doit pas être utilisé chez les enfants ».
  4. Roaccutane 10 mg et 20 mg, capsules molles, notice (en anglais), Royaume-Uni, EMC 100633, dernière révision en avril 2026. Rubrique 2 : l’isotrétinoïne a été associée à des troubles sexuels, dont une « baisse de la libido », et « des signalements font état de troubles sexuels durables, dont les symptômes ont persisté malgré l’arrêt du traitement par l’isotrétinoïne ». Rubrique 4 : baisse de la libido, fréquence indéterminée. Rubrique 2, prévention de la grossesse : « Les femmes doivent utiliser une contraception efficace avant, pendant et après la prise de Roaccutane ».
  5. Graham CA, Mercer CH, Tanton C et al. What factors are associated with reporting lacking interest in sex and how do these vary by gender? Findings from the third British national survey of sexual attitudes and lifestyles (en anglais). BMJ Open 2017;7(9):e016942. Natsal-3, une enquête sur échantillon aléatoire menée en Grande-Bretagne de 2010 à 2012 : 4 839 hommes et 6 669 femmes de 16 à 74 ans ayant eu au moins un partenaire sexuel au cours de l’année écoulée. Manque d’intérêt pour le sexe pendant trois mois ou plus au cours de l’année écoulée, chez les 16-24 ans : 11,5 % des hommes et 24,8 % des femmes (chez les 25-34 ans : 14,6 % et 31,9 %). Chez les hommes comme chez les femmes, ce manque d’intérêt était associé à une dépression en cours et à un moins bon état de santé général déclaré. Il l’était aussi au fait de ne pas se sentir proche, sur le plan affectif, de son ou sa partenaire pendant les rapports, et de ne pas trouver « toujours facile de parler de sexe » avec cette personne. Une enquête menée à un moment donné : elle montre des liens, pas des causes, et elle ne comportait pas de question sur ces trois médicaments.
  6. Healy D, Le Noury J, Mangin D. Enduring sexual dysfunction after treatment with antidepressants, 5α-reductase inhibitors and isotretinoin: 300 cases (en anglais). Int J Risk Saf Med 2018;29(3-4):125-134. Signalements adressés par des patients de 37 pays à RxISK.org, un site consacré à la sécurité des médicaments, créé par les auteurs et leurs collègues ; âges : de 15 à 66 ans. Perte de libido : 193 hommes sur 245 et 41 femmes sur 55 (234 sur 300, soit 78 %) ; c’était le symptôme le plus souvent signalé chez les femmes, et le deuxième chez les hommes. Vingt signalements ont été écartés faute de détails, par exemple ceux qui ne décrivaient qu’une perte de libido. Ces personnes ont choisi d’envoyer leur signalement : le chiffre compte donc ce qu’elles ont décrit et ne peut pas donner une fréquence.
  7. Healy D, Bahrick A, Bak M et al. Diagnostic criteria for enduring sexual dysfunction after treatment with antidepressants, finasteride and isotretinoin (en anglais). Int J Risk Saf Med 2022;33(1):65-76. « L’incidence de ces maladies est inconnue. » L’article fixe des critères pour la PSSD, le PFS et la dysfonction sexuelle post-rétinoïdes, le nom qu’il donne à la maladie liée à l’isotrétinoïne. Pour chacune, une « diminution ou perte durable du désir sexuel » est un critère supplémentaire, tout comme un trouble présent trois mois ou plus après l’arrêt. Les trois définitions excluent les troubles sexuels semblables présents avant le médicament et les maladies qui pourraient expliquer les symptômes.
  8. Moral Medicine, entretien avec Victoria (en anglais), 10 août 2026 (35 minutes). D’après les sous-titres automatiques de YouTube. À l’université, avec du stress et des insomnies (1:13, 3:59 à 4:13). Elle cite deux médicaments, le premier pris pendant deux semaines, puis un second contre ses insomnies ; les noms ne sont pas clairs dans les sous-titres, et la personne qui mène l’entretien parle de Lexapro (4:43 à 5:04). Elle a demandé trois fois à son médecin si le médicament était sans danger (5:19 à 5:59). Elle dit avoir pris le médicament pendant trois mois (6:52 à 6:56). Elle ne ressentait plus d’excitation ni d’attirance ; elle a aussitôt écrit à son médecin, et on lui a répondu qu’une baisse de libido était fréquente et que la sienne reviendrait (7:10 à 8:18). Quatre mois sans le médicament, sans libido (23:28 à 23:58). Le titre de la chaîne parle de trois mois de Lexapro (escitalopram) ; cet article s’en tient à ce qu’elle dit face à la caméra. Son histoire sur notre site : le témoignage de Victoria.
  9. Mayo Clinic, Low Sexual Desire Biological Aspects, Mayo Clinic Women’s Health Clinic (en anglais), mise en ligne le 30 juillet 2014 (moins de 3 minutes). Propos reformulés d’après les sous-titres, de 0:28 à 0:46 : les antidouleurs, les antidépresseurs et les pilules contraceptives peuvent agir sur la libido, et les patients devraient parler des risques et des bénéfices avec leur médecin.
  10. Newcastle Hospitals, Newcastle dermatology - Isotretinoin (en anglais), 29 novembre 2024 (8 minutes). De 5:13 à 5:42 : des signalements de dysfonction sexuelle « pendant et après le traitement », dont une baisse de la libido ; les données « sont rares » ; les troubles de la fonction sexuelle peuvent être liés à des problèmes de santé mentale ou à d’autres médicaments comme les antidépresseurs.

Ces informations ne remplacent pas un avis médical. Parlez-en à votre médecin avant toute décision concernant votre traitement.

Communauté SIDEfxHUB

590+ personnes ont rejoint la communauté.
Rejoignez-nous, puis signalez vos effets secondaires.

Aucun diagnostic nécessaire. Les équipes de recherche ne voient jamais votre nom.

En direct 590+ personnes comptées à ce jour Chaque point est une personne 62pays 3maladies