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PSSD, sport et alimentation : que faire ?

Aucun programme sportif ni régime n’a été testé pour la PSSD. Activité douce et alimentation équilibrée peuvent aider. Allez-y doucement.

SIDEfxHUB est une association de patients. Nous ne sommes pas des professionnels de santé, et ces informations ne remplacent pas un avis médical. Ne commencez, n’arrêtez ni ne modifiez aucun médicament à cause de ce que vous lisez ici. Parlez-en d’abord à votre médecin.

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Par Morten SkovPublié le Mis à jour le
PSSD, sport et alimentation : que faire ?

Aucun programme sportif ni régime alimentaire n’a été testé comme traitement de la dysfonction sexuelle post-ISRS (PSSD), une maladie qui peut persister après l’arrêt d’un antidépresseur ISRS ou IRSN. Une activité douce et régulière et une alimentation équilibrée peuvent aider à mieux vivre au quotidien, à condition de commencer doucement et d’observer comment votre corps réagit.

La PSSD ne se résume pas aux troubles sexuels. Les critères de 2022 décrivent un changement durable de la sensibilité des organes génitaux, souvent un engourdissement, mais aussi un émoussement émotionnel, des troubles cognitifs (des difficultés à réfléchir) et des changements dans d’autres sens. Le sport et l’alimentation ne les feront pas disparaître. Ce sont pourtant parmi les rares choses que vous maîtrisez.

Selon la notice britannique de Cipralex (escitalopram), des troubles sexuels se sont, dans certains cas, « prolongés après l’arrêt du traitement » (en anglais). Prendre soin de votre corps ne change rien à cet avertissement. Cela peut rendre les journées plus faciles en attendant de meilleures réponses.

Existe-t-il des recherches sur le sport ou l’alimentation dans la PSSD ?

Non. Nous n’avons trouvé aucune étude testant le sport ou l’alimentation dans la PSSD. L’article des critères de 2022 (en anglais) indique que les recherches menées jusqu’ici « n’ont débouché sur aucune option de traitement ».

Tout ce qui suit relève donc de conseils de santé généraux et de ce que nous racontent les personnes de notre communauté. Quiconque vend un « protocole PSSD » vend quelque chose que personne n’a testé.

Ce que l’on sait, c’est que l’activité et l’alimentation comptent pour la santé générale, le sommeil et le moral. Cela vaut la peine de les protéger quand on vit avec une maladie que personne ne sait encore traiter.

Quelle activité physique est sans danger avec la PSSD ?

Commencez bien en dessous de ce que vous pensez pouvoir faire. Dans nos groupes d’entraide, beaucoup de personnes disent que des séances intenses les ont laissées plus fatiguées ou plus « plates » pendant des jours, alors que de courtes marches se passaient bien. D’autres ont trouvé que le sport les aidait. Personne ne peut prédire de quel côté vous serez.

Les recommandations d’activité physique du NHS (en anglais ; le NHS est le service de santé public britannique) conseillent aux adultes de viser environ 150 minutes d’activité modérée par semaine. Voyez-y un objectif lointain. Ne commencez pas là. La même page dit de « consulter d’abord votre médecin si vous n’avez pas fait d’exercice depuis un certain temps ».

  • Commencez petit : une marche de 10 minutes, des étirements doux ou un yoga tranquille.
  • Ne changez qu’une chose à la fois, pour savoir ce qui a aidé ou pesé.
  • Attendez un jour ou deux avant d’en faire plus. Certaines personnes ne remarquent les effets que le lendemain.

Si vous vous sentez moins bien après l’effort, revenez au dernier niveau qui allait bien et restez-y un moment. C’est une information utile.

Notez chaque jour quelques lignes : ce que vous avez fait et comment vous vous sentiez le soir et le lendemain matin. Par exemple : « Marche de 20 minutes, mal dormi, journée du lendemain terne. » Si un symptôme nouveau ou aigu apparaît, comme une douleur dans la poitrine ou des vertiges, arrêtez et faites-le vérifier.

Le sommeil et l’activité sont liés. Notre guide sur les troubles du sommeil après un crash de PSSD en dit plus.

L’alimentation aide-t-elle dans la PSSD ?

Aucun régime n’a montré d’effet sur la PSSD. Manger à heures régulières, avec beaucoup de légumes, de fruits, de céréales complètes et de protéines, soutient la santé générale, et c’est une base raisonnable.

Certaines personnes essaient de supprimer des aliments comme les produits laitiers, le gluten ou le sucre pour voir si elles se sentent différemment. Si vous essayez :

  • Supprimez un aliment à la fois, pendant une durée fixée, et notez ce qui change.
  • Réintroduisez-le ensuite, pour ne pas rester sur un régime restrictif sans raison.
  • Parlez-en d’abord à votre médecin traitant ou à un diététicien si vous comptez supprimer tout un groupe d’aliments.

Méfiez-vous des compléments alimentaires coûteux vendus comme remède de la PSSD. Aucun n’est étayé par des données solides. Si vous en prenez, dites-le à votre médecin, car les compléments peuvent interagir avec des médicaments.

Et l’alcool ? Beaucoup de personnes atteintes de PSSD disent que l’alcool agit autrement sur elles aujourd’hui. Si vous prenez encore un antidépresseur, lisez sa notice : celle de Cipralex indique que « l’association de Cipralex et d’alcool n’est pas recommandée ». Si vous avez arrêté, observez comment vous vous sentez après un verre et le lendemain, et notez-le dans le même carnet.

Vidéo : ce que savent les médecins de la PSSD

Avant votre prochain rendez-vous chez le médecin, cette courte vidéo donne un contexte utile. La professeure Joanna Moncrieff, psychiatre à l’University College London (UCL), y parle de la PSSD et de ce que les médecins en savent. C’est un contexte général, pas un conseil sur le sport ou l’alimentation. La vidéo est en anglais et nous n’avons pas vérifié la présence de sous-titres en français.

La professeure Joanna Moncrieff sur la PSSD. PSSD Network, juin 2026, en anglais. Contexte général uniquement.

Que puis-je faire dès maintenant ?

Ces médicaments aident beaucoup de personnes. Si vous avez des effets secondaires, c’est à vous et au médecin qui vous a prescrit ce médicament de décider. N’arrêtez pas du jour au lendemain.

Trois questions pour votre médecin

  1. Puis-je commencer le sport sans risque, et à quel rythme ?
  2. Autre chose pourrait-il expliquer ma fatigue ou mon moral bas ?
  3. Dois-je voir un diététicien avant de changer mon alimentation ?

Vous pouvez commencer ainsi : « J’ai une PSSD et je voudrais bouger davantage sans aggraver les choses. Par où commencer ? »

Vous n’avez pas à tout démêler sans soutien. Dans nos groupes WhatsApp d’entraide, des personnes partagent ce qui les a aidées, et ce qui ne les a pas aidées.

Signalez-le : cela aide tout le monde

Ce que votre médecin note dans votre dossier vous aide, vous. Un signalement à l’agence du médicament aide tous les autres : c’est ainsi que l’on repère les signaux.

  • Aucune preuve n’est nécessaire. Le doute suffit, même des années après l’arrêt.
  • Où : en France, à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), via le portail signalement.social-sante.gouv.fr ; au Royaume-Uni, le dispositif Yellow Card (en anglais) ; aux États-Unis, MedWatch.
  • Employez les bons mots. Si les symptômes ont persisté après l’arrêt, écrivez Dysfonction sexuelle après ISRS (MedDRA 10086208 ; en anglais : Post-SSRI sexual dysfunction).

Notre guide pour signaler des effets secondaires vous accompagne étape par étape

Quelles sont les autres questions fréquentes ?

Le sport peut-il guérir la PSSD ? Non. Rien n’a été démontré comme guérissant la PSSD, et le sport n’a pas été étudié. Certaines personnes disent qu’une activité douce aide leur moral, leur sommeil ou leur énergie. C’est déjà précieux, même si les symptômes principaux restent les mêmes.

La testostérone ou un complément m’aideront-ils ? L’article des critères de 2022 indique que la testostérone « n’a pas été signalée comme apportant un bénéfice fiable » dans ces maladies. Aucun complément n’a non plus de données solides. Parlez-en à votre médecin avant d’essayer quoi que ce soit, pour que cela figure dans votre dossier.

Choisissez un petit pas pour cette semaine, par exemple une marche de 10 minutes, et notez comment vous vous sentez le lendemain. Notre page sur la PSSD explique la maladie plus en détail.

Sources

  1. Healy D, Bahrick A, Bak M et al. Diagnostic criteria for enduring sexual dysfunction after treatment with antidepressants, finasteride and isotretinoin (en anglais). Int J Risk Saf Med 2022;33(1):65-76. Critères proposés, élaborés par accord d’experts. Section 3 : « Un changement durable de la sensibilité somatique (tactile) ou érogène (sexuelle) des organes génitaux après l’arrêt du traitement » ; les symptômes associés comprennent un « émoussement émotionnel », « d’autres troubles sensoriels touchant la peau, l’odorat, le goût ou la vue » et des « troubles cognitifs » ; les recherches « n’ont débouché sur aucune option de traitement ». Section 9 : « Il n’a pas été signalé que le traitement par la testostérone apporte un bénéfice fiable dans ces syndromes. » L’article ne mentionne ni le sport, ni l’alimentation, ni l’alcool.
  2. Lundbeck Limited. Notice de Cipralex (escitalopram) (en anglais), Electronic Medicines Compendium (Royaume-Uni). Rubrique 2 : « Dans certains cas, ces symptômes se sont prolongés après l’arrêt du traitement » ; « l’association de Cipralex et d’alcool n’est pas recommandée ».
  3. NHS. Physical activity guidelines for adults aged 19 to 64 (en anglais). Recommandations britanniques pour la population générale, pas pour la PSSD.
  4. GOV.UK. Report a problem with a medicine or medical device (en anglais).
  5. PSSD Network, Professor Joanna Moncrieff discusses Post-SSRI Sexual Dysfunction (en anglais), juin 2026. Contexte général uniquement.
  6. Les expériences du sport, de l’alimentation et de l’alcool viennent des groupes d’entraide de SIDEfxHUB. Ce ne sont pas des résultats de recherche.

Sources vérifiées le 22 octobre 2026. Rédaction et relecture assistées par l’IA, sans relecture clinique.

Ces informations ne remplacent pas un avis médical. Parlez-en à votre médecin avant toute décision concernant votre traitement.

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